L’association la grosse tuile œuvre pour faire annuler l’autorisation administrative portant sur la création d’une carrière d’argile sur les communes de Sacierges Saint Martin et Roussines.
Ce projet présente de nombreuses menaces aussi bien à l’échelle locale que régionale.
En effet, cette autorisation s’ajoute aux nombreuses autres qui viennent détériorer doucement mais surement le moteur économique de notre région qui est le tourisme, ce qui vous le comprendrez, a un impact croissant sur l’attractivité touristique à terme.
Malgré le nombre d’institutions engagées dans la défense du patrimoine et de la biodiversité, Aucune parmi celles qui ont été consultées n’ont émis le moindre doute sur la pertinence du projet alors qu’il va à l’encontre des grandes lignes politiques locales et qu’il ne nous apportera que des nuisances.
Aucun bénéfice à en attendre non plus puisque la fiscalité locale sera pour la région nouvelle aquitaine et que TERREAL, le porteur du projet est désormais une société autrichienne (WIENERBERGER) qui se vante d’être un numéro 1 mondial.
Quelques données à propos du projet d’extraction d’argile (source Terreal) :
- 90 000 tonnes / an
- 2 010 000 tonnes au total
- Terrassement 20 semaines / an à la belle saison.
- Transport toute l’année
- 11 aller- retours par jours en moyenne
- Maxi 15 aller-retours / jour
Il faudra également faire face à une quantité importante de dangers nuisances à venir notamment :
- Pour la circulation routière
- 3 passages de semis remorque supplémentaires par heure entre Sacierges et l’autoroute A20 en passant par le barrage du portefeuille à Saint Benoit du Sault qui vient d’être rénové.
- Danger majeur par absence de visibilité au carrefour Saint Benoit du Sault / Roussines (D10 / D46 ) à la « gargouille ».
- Circulation Poids lourd difficile dans les rues Georges Ratier, du onze novembre et de la rue de Limoges à Saint Benoit du Sault.
- Circulation Poids lourd difficile au « pont », au « peu chartreux », à la « brumalerie » à La Châtre-Langlin.
- Danger au niveau de la sortie de la carrière par la présence de semis remorques à faible allure.
- La phase d’accélération des semis chargés se fera en montant la cote menant au « Joux » incommodant lourdement les nombreux résidents du Hameau.
- Boue sur la route (RD10 principalement).
- Pour la biodiversité
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- Des stations végétales rares, à savoir la hottonie des marais et le sérapias langue.
- Plusieurs espèces d’oiseaux protégées en nidification à l’intérieur même de l’emprise du projet (pic mar, pie-grièche écorcheur, chardonneret élégant) et en limite (faucon pèlerin, tourterelle des bois, bruant jaune et alouette lulu)
- Un important cortège de 18 espèces de chauves-souris, toutes protégées, et plus d’une cinquantaine d’arbres abritant de potentiels gîtes de mise-bas et d’hibernation.
- De très nombreuses variétés d’amphibiens : le sonneur à ventre jaune ( liste rouge nationale et régionale).
- Trois insectes à enjeu, à savoir le taupe-grillon (« Vulnérable » en région Centre Val-de-Loire), du lucane cerf-volant (espèce d’intérêt communautaire) et du grand capricorne (classé « Vulnérable » en liste rouge mondiale).
- Destruction et déplacement de très nombreuses espèces protégées.
- Destruction de sites de nidification majeurs.
- Destruction de zones forestières vitales pour la biodiversité du site.
- Risques pour les eaux superficielles, les cours d’eau et les nappes phréatiques.
- Pour les résidents locaux
- Dévalorisation du patrimoine sans aucune contrepartie.
- Dévalorisation du cadre de vie majeur (bruit, vue, lumière, poussières, boue…).
- 2 gites au moins et une activité libérale ne seront pas créés si cette opération à lieu.
- Stress permanent lié aux nuisances.
- Pas de prise en compte du risque relatif aux argiles sensibles à l’eau créant un grand risque pour nos habitations.
- De très nombreuses autres questions sans réponse convaiquante

